Malgré la présence occidentale de plus en plus forte, la Chine accumule un important retard dans son développement économique, contrairement au Japon, entré dans l’ère industrielle et doté d’une armée puissante. Les deux pays se déclarent la guerre au sujet de la Corée. Le Japon l’emportera en 1895 et se joindra aux impérialistes occidentaux en place qui profitent de la confusion pour, chacun de leur côté, developper leurs sphères d’influence.
C’est alors que les sociétés paysannes, qui souffrent de la misère, rejettent les influences occidentales et japonaises, la modernisation, le capitalisme et le christianisme. Ils s’organisent en sociétés secrètes et finissent déclenchent une révolte xénophobe très violente, qui sera réprimée plus violemment encore par une coalition inédite de huit pays occidentaux (France, Angleterre, Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie, Japon, Russie et Etats-Unis d’Amérique). Un nouveau traité humiliant est signé. Des soldats se font photographier sur le trône impérial. La Chine est mise sous tutelle occidentale, et perd le contrôle de son administration.
Dans le but ouvertement formulé de « imposer le respect », des expéditions punitives occidentales d’une violence sans précédent (executions, viols, destructions matérielles) sont organisées tant tous le pays. La Chine devra payer des réparations jusqu’en 1930.
La guerre des boxers marque la fin de la société traditionnelle chinoise, et le début de son modernisme.